« La SGAME » a perdu son père.

« La SGAME ». Comme on le dit souvent dans les entreprises familiales, presque naturellement, lorsque l’entreprise est devenue, au fil du temps, bien plus qu’une société ou un projet professionnel.
Et dans le cas de Jean-Claude Gas, son créateur, ces mots prennent aujourd’hui un sens tout particulier.
Car la SGAME était l’œuvre de sa vie.
Pour comprendre son histoire, il faut aussi comprendre son attachement à ses racines.
Après dix années passées chez CIAPEM, dans le groupe Thomson, où il avait débuté comme ingénieur au bureau d’études avant d’en devenir responsable, sa carrière aurait pu le conduire dans une autre ville.
Il fit un autre choix : celui de rester à Lyon, auprès de sa famille et de son épouse Bernadette, qui sera un soutien indéfectible tout au long de l’aventure.
Son autre pilier, son père, Barthélémy Gas, l’accompagnera et le soutiendra énormément dans la création et le développement de la SGAME. Il souhaitait surtout que son fils devienne ce qu’il appelait un « bon patron » : honnête et intègre.
Il aura donné à ces mots tout leur sens.
Jean-Claude était un entrepreneur. Visionnaire, charismatique, pragmatique, doté d’un caractère fort, il était avant tout un homme d’action.
Et il n’y a pas eu que la SGAME dans son parcours. Il a su créer autour d’elle un réseau de partenaires, avec RESILEC , une très belle aventure tunisienne avec Walid Benamor et LA PRATIQUE ELECTRONIQUE , ou encore ECCE’LECTRO.
Il aimait le concret, le bon sens et les choses vraies. Il avait besoin d’un objectif. D’un résultat. De réussites.
Cette culture du résultat était chez lui un moteur puissant. Elle nourrissait son énergie, son ambition pour la SGAME et son goût du challenge.
Elle faisait aussi de lui un patron particulièrement exigeant. Mais il ne demandait jamais aux autres ce qu’il n’exigeait pas d’abord de lui-même.
Et les victoires, il aimait les partager et les fêter avec ses salariés, sa famille, ses amis et tous ceux qui avaient contribué à les rendre possibles, très souvent chez Paul Bocuse ou autour d’autres très bonnes tables lyonnaises,
Car cette exigence de performance n’était pas contradictoire avec sa vision profondément humaine et sociétale de l’entreprise.
Elle en était même la condition.
C’était sa vision de la responsabilité du chef d’entreprise : créer de la valeur pour pouvoir ensuite la partager. Il voulait faire progresser les personnes, leur donner leur chance, leur faire confiance et leur permettre de trouver leur place dans l’entreprise. Il tenait à ce que le travail soit reconnu et justement récompensé, et à ce que les salariés soient fiers de leur métier et de la SGAME.
Cette attention portée aux femmes et aux hommes l’a conduit très tôt à faire des choix alors peu communs dans une PME industrielle : horaires libres, politique sociale ambitieuse, engagement environnemental et démarche de responsabilité sociétale, pour lesquels il a été récompensé et reconnu par ses pairs. Cette conception de l’entreprise reposait aussi sur des principes simples : l’honnêteté, l’intégrité, la fidélité et la parole donnée.
Il aimait les relations qui durent, avec ses salariés comme avec ses clients, ses fournisseurs et ses partenaires. Il disait que l’honnêteté pouvait parfois coûter à court terme, mais qu’à long terme, elle était toujours gagnante. Les années, et notamment les périodes de crise, lui auront souvent donné raison.
Son engagement dépassait d’ailleurs largement les murs de la SGAME.
Cette terre lyonnaise qu’il avait choisie pour construire sa vie était aussi devenue le territoire de son engagement. À travers ses mandats à UIMM LYON-FRANCE , à la CCI Lyon Métropole Saint-Etienne Roanne, dans le réseau Rhône Développement Initiative (RDI), à La Pépinière d’entreprises de la vallée du Garon, au Cluster Lumière ou encore dans les réseaux Réseau SOLEN ABCIS
Il a défendu l’industrie, partagé son expérience et accompagné de nombreux entrepreneurs, notamment en tant que parrain dans la création et le développement de leur entreprise.
En 2018, après avoir consacré l’essentiel de sa vie professionnelle à la SGAME, il m’avait transmis l’entreprise. Quelques années plus tard, il prenait sa retraite.
Aujourd’hui, nous souhaitons simplement te dire merci, Jean-Claude.
Merci d’avoir choisi de rester ici et d’y avoir construit cette histoire. Et merci, surtout, pour tout ce que tu nous as transmis. Une entreprise, bien sûr,
Mais aussi une culture, des valeurs, une exigence, le goût du résultat et cette volonté de toujours aller plus loin. Tu avais su lui préparer un avenir.
Elle poursuit aujourd’hui son histoire, fidèle à ce que tu lui as transmis et à ce que tu m’as transmis car moi aussi, j’ai perdu mon père le vendredi 4 septembre 2026.
Guillaumette LECANTE et toutes les équipes de SGAME et RESILEC
Avec tous nos remerciements pour tous les témoignages d’amitiés reçus.
